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CARTOONING FOR PEACE

L’association Cartooning for peace rassemble 150 dessinateurs de presse dans le monde.

Elle a été fondée en 2006, avec le dessinateur Plantu comme président et Kofi Annan pour président d’honneur, après un colloque organisé aux Nations Unies quelques mois auparavant sur la responsabilité éditoriale des dessins de presse publiés. Ce colloque qui rassemblait des dessinateurs de presse était tenu suite à la colère exprimée dans plusieurs pays musulmans a propos de caricatures de Mahomet publiées en 2005 dans le journal danois Jyllands-Posten.

L’objectif de Cartooning for peace est pédagogique. Les dessinateurs interviennent dans des écoles et prisons, autour du dessin de presse et la manière dont il est compris, perçu et reçu. « Pour dessinateurs, explique Lisa Serrero, Chargée de projets pédagogiques, il s’agit d’aller mettre un visage sur le dessin de presse pour les élèves », et de souligner que leur objectif « n’est pas de heurter, mais de réfléchir, dénoncer, faire rire ». Les expositions et les interventions des dessinateurs sont une occasion de revenir sur des sujets comme la censure par exemple. « Le réseau de Cartooning for peace comprend beaucoup de dessinateurs exilés qui peuvent parler de leur expérience, ce qui permet de constater que les tabous ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre, d’une époque à l’autre, et de prendre du recul. En France, la presse connaît des pressions économiques (de la part d’annonceurs dans leur journal) mais pas de censure officielle ».

L’association édite chaque année un kit pédagogique comprenant 10 kakémonos avec des dessins autour d’un thème de société, croisant des regards de dessinateurs du monde entier. Ces expositions tournent dans des établissements scolaires français grâce aux partenariats de Cartooning for peace avec Clemi-canopé et la MGEN qui achètent des jeu d’affiches. Chaque académie prête ensuite le matériel gratuitement aux écoles et organise le transport des affiches. Pour leur visite de l’exposition avec leurs élèves (qui reste généralement un mois au CDI de l’établissement), les enseignants peuvent s’appuyer sur des livrets édités par Cartooning for peace. Lorsqu’ils souhaitent aller plus loin, ils peuvent convier un dessinateur pour une rencontre (rémunérée, environ 150 euros pour une heure) avec leurs élèves. Environ 70 ateliers sont organisés chaque année en milieu scolaire, 150 jeux de l’exposition tournent à travers les pays, et l’association estime que près de 250 000 élèves sont touchés chaque année.

En partenariat avec la maison des journalistes, Cartooning for peace collabore avec la PJJ (protection judiciaire jeunesse), et organise régulièrement des visites de l’exposition avec des jeunes suivis par la PJJ, accompagnés par des journalistes exilés qui résident à la maison des journalistes.

En milieu carcéral, les panneaux crées par l’association sont exposés le plus souvent dans la bibliothèque de la prison, ou dans un couloir, et des dessinateurs interviennent pour discuter avec les détenus. Environ 30 ateliers sont organisés en prison chaque année.

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